texte Agnès Desarthe / mise en scène Élise Vigier

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ANAÏS NIN

De l’écriture d’Anaïs Nin, Henry Miller disait « comment une si grande douceur peut-elle contenir une si grande violence » (interview 1970 pour la télé canadienne).
Si ses œuvres sont rédigées en américain, le français et l’espagnol ont été les premières langues parlées et écrites par Anaïs Nin. Femme de lettre cosmopolite (et citoyenne américaine), Anaïs NIN est née en 1903 dans la banlieue de Paris, à Neuilly – où son père Joaquin Nin, pianiste et compositeur espagnol, s’était fixé après son mariage à Cuba avec Rosa Culmell, franco-danoise, fille du consul du Danemark à la Havane.
Anaïs a neuf ans quand ses parents se séparent et onze quand sa mère l’emmène aux Etats-Unis avec ses deux frères cadets. A seize ans elle se fait modèle, puis danseuse espagnole pour échapper à la monotonie de la maison meublée tenue par sa mère et elle achève son instruction par la lecture.
Mariée à vingt ans avec le banquier américain Hugh Guiler (qui se fera un nom- Ian Hugo – comme graveur et cinéaste), elle vit jusqu’à la deuxième guerre mondiale en Europe où elle écrit ses premiers livres et fréquente les artistes et écrivains étrangers dont Henry Miller. En 1940 elle retourne aux Etats-Unis, doit publier à ses frais ses ouvrages illustrés par son mari, mais conquiert peu à peu une place dans les lettres américaines. Son œuvre la plus importante – son Journal tenu depuis l’âge de onze ans – n’a pu paraître que condensée, étant donné le nombre de volumes qu’elle comporte.
 
Anaïs Nin est décédée en janvier 77.
 

NOTES D’INTENTION

La sensation d’étouffer et le besoin de respirer, l’envie de magie, de parler du désir ou d’entendre le désir parler, le bruissement du non-défini, l’émerveillement, « un espace féminin » voici ce qui m’a donné l’envie d’appeler Agnès Desarthe et de lui demander d’écrire pour nous : Dea, Makita, Ludmilla, Nicolas, Nanténé, William, Louise, à partir des nouvelles fantastiques d’Anaïs Nin, qu’elle avait déjà traduites.
Ça se passe dans un théâtre, des comédiennes et des comédiens répètent des numéros de music-hall pour un spectacle autour d’Anaïs Nin. Ils s’interrogent sur cette femme écrivain, libre, intrépide, provocatrice, exhibitionniste et entament un dialogue avec elle.
La magie opère : Anaïs est là. Elle envahit l’espace de la scène, s’incarne en chacun des acteurs et redistribue les cartes du présent, du réel, du désir et des attachements. La comédie naît du chaos, du miroir que le passé tend au présent, et de l’inquiétude qui sourd des nouvelles fantastiques de Nin, pour envahir le plateau.
 
Élise Vigier
 

DISTRIBUTION

Texte Agnès Desarthe Mise en scène Élise Vigier
Une pièce pour 8 comédien·ne·s Ludmilla Dabo, William Edimo ,Nicolas Giret-Famin, Louise Hakim, Dea Liane, Makita Samba, Nantené Traoré, Élise Vigier
Et un musicien Marc Sens
À l’image (distribution en cours) Marc Bertin, Marie Cariès, Madame Dabo, une petite fille et une adolescente
Assistante à la mise en scène Nanténé Traoré
Scénographie Camille Vallat & Camille Faure
Régie générale et plateau Camille Faure
Images Nicolas Mesdom
Costumes Laure Mahéo
Maquillage – perruques Cécile Kretschmar
Lumières Bruno Marsol
Musiques Manusound & Marc Sens
Régie son Manu Léonard
Conseil en magie Philippe Beau
Stage scénographie Noa Gimenez
Écriture d’un journal fictionnel de création (au fil des répétitions) par Anaïs Allais avec la documentariste Isabelle Mandin

 

PRODUCTION

Production Les Lucioles – Rennes (production déléguée) et La Comédie de Caen – CDN de Normandie
Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne – CDN, La Passerelle – Scène nationale de Saint-Brieuc (en cours de montage…)
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Accueil en résidence La Chartreuse – Villeneuve-lez-Avignon, Comédie de Caen – CDN de Normandie
Accueil en coréalisation Théâtre de la Tempête – Paris
Construction décor ateliers de la Comédie de Caen – CDN de Normandie
 

VISUEL

©Christophe Raynaud de Lage


DOSSIER DE PRESSE


CALENDRIER 

9 au 16 juillet 22 > Festival d’Avignon – Théâtre Benoît XII
 > à 18h (samedi 16 à 19h) 
11 au 14 octobre 22 > Comédie de Caen – CDN

19 au 22 octobre 22 > Théâtre Dijon Bourgogne – CDN

10 novembre au 11 décembre 22 > Théâtre de la Tempête – Paris
8 au 9 mars 23 > La Passerelle – Scène nationale de Saint-Brieuc