Robin Renucci/Tréteaux de France CDN

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Voir L’enfance à l’oeuvre en tournée


PROJET

Conçu pour aller à la rencontre de tous et s’installer rapidement, ce spectacle ouvre une réflexion sur le thème de la vocation, notamment avec les élèves des classes de collège ou lycée. Le dispositif scénique intimement lié au texte amène les spectateurs à partager leurs expériences et à ouvrir le débat sur différents sujets : vocation, contraintes sociales, éducation, apprentissage… Un rapport direct avec le public pensé dès l’écriture.

PING PONG (De la Vocation) peut être présenté seul ou en accompagnement de L’Enfance à l’Œuvre, création de Robin Renucci pour le Festival d’Avignon 2017. Les thématiques des deux spectacles se font
écho. Il peut également être accompagné d’ateliers de pratique menés par les Comédiens des Tréteaux de France.


PROPOS

Thomas et Cléo sont frère et sœur. 2004 : Thomas gagne le tournoi de ping-pong de Gif, Cléo est admirative. Ils lancent les dés. 2011 : Cléo triomphe dans son nouveau métier, Thomas galère. Ils relancent les dés. 2017 : Thomas rebondit, Cléo échoue. Ils relancent les dés.
Ping Pong (De la vocation) parle de nos chemins de vie : comment découvrir ce qui nous épanouit ? Que sommes-nous prêts à faire pour réaliser nos vocations ?


INTENTIONS

« En moi aussi bien des choses ont été détruites que je croyais devoir durer toujours, et de nouvelles se sont édifiées, donnant naissance à des peines et à des joies nouvelles que je n’aurais pu prévoir alors.» Marcel Proust, Du côté de chez Swann

La vocation. Ceux qui ont embrassé la leur nous semblent comme des élus désignés par on ne sait quelle main divine. Peut-être parce la plupart d’entre nous n’avons pas eu de vocation. Peut-être parce que nous nous sommes seulement (et c’est déjà beaucoup) occupés à vivre. Alors, de la même manière qu’on adore une relique, qu’on vénère l’aiguille enchantée d’une boussole précieuse, nous nous languissons de cette vocation qui nous a manqué : si nous l’avions embrassée, nous aurions sans doute été préservés des cahots de nos vies.
Mais comment découvrir ce qui, tout au fond de nous, nous appelle ? Ce « tout au fond de nous » existe-t-il seulement ? Et, une fois qu’on s’est convaincu d’avoir repéré cet appel, comment parvient-on à y rester fidèle une vie durant ? Courir après sa vocation, c’est dès lors comme dérouler sa vie dans l’ombre d’une double déception : celle, d’abord, de ne pas savoir reconnaître une fois pour toute ce pour quoi nous sommes faits. Celle, ensuite, de ne pas réussir à nous hisser à la désespérante hauteur du rêve auquel nous nous sommes contraints.
Il n’y a pourtant pas de preuve irréfutable de vie réussie. Pour personne. Aucun certificat. Nous sommes les seuls arbitres de la fortune de nos existences. Et, surtout, nos désirs changent. Constamment. L’autoroute intime qui nous mène une bonne fois pour toute à notre réalisation n’existe pas. Il y a juste des multitudes de chemins, qui se ramifient à l’infini. Des chemins qui parfois se croisent. Se terminent en cul de sac. Débouchent sur une clairière. Se perdent. Qui nous poussent à prendre par les sous-bois alors que la nuit est dense et sombre. Mais la nuit, parfois, les sous-bois sont d’une beauté à couper le souffle.
Heureux ceux qui ont su identifier tôt leur vocation ; heureux ceux qui se sont sentis appelés, et qui savent profiter de la force que cette certitude leur donne. La vie mettra très vite cette assurance à rude épreuve. Heureux aussi ceux qui auront su jongler avec la multitude de leurs désirs, changeants, fragiles, profonds. Qui auront sur les agencer, les moduler, les oublier en fonction des embûches qu’ils auront dû franchir.
A travers l’histoire de la compétition banale, brutale, jamais énoncée, que se livrent un frère et sa sœur (et alors que ces deux-là s’aiment sincèrement), Ping Pong parle de ce qu’on souhaiterait voir substitué à la notion de vocation : celle de désirs qui se succèdent, se remplacent, et parviennent, malgré les aléas de la vie, malgré les deuils, les abandons, les déceptions, à nous tenir debout et vivants.

Nicolas Kerszenbaum


DISTRIBUTION

Écriture collective Nicolas Kerszenbaum, Évelyne Loew, Sylvain Méallet et Chani Sabaty
mise en scène Nicolas Kerszenbaum à l’initiative de Robin Renucci

avec Sylvain Méallet, Chani Sabaty

conception sonore Guillaume Léglise
accessoires Claire Le Gal


PRODUCTION

production Les Tréteaux de France – CDN 


DOSSIER DE PRESSE


VISUEL

Ping Pong (De la vocation)
© Olivier Pasquiers


CALENDRIER

13 novembre 2018 • Obernai
27 > 30 novembre 2018 • Lot – itinérance
7 > 11 janvier 2019 • Ligue de l’enseignement du Tarn (itinérance)
21 > 25 janvier 2019 • cdn Limoges
4 > 6 février 2019
Villes-en-Scène, Saint-Hilaire du Harcouët
13  février 2019  L’Odyssée, Eybens
26 > 28 février 2019  Théâtre d’Orléans
01 mars 2019 • Ingré
05 mars 2019 • Pessac en scène
11 > 16 mars 2019  Scène Nationale d’Albi, Gaillace (itinérance)
18 mars 2019 
• Théâtre de Chevilly-Larue
28 mars 2019 • ABC, Dijon
9 avril 2019 • Romans-en-scènes, Romans-sur-Isère
11 avril 2019 • Théâtre des Soucis, Fontenay-aux-Roses

25 & 26 avril 2019 • Montval-sur-Loire
16 & 17 mai 2019 • Lapalud