Scène conventionnée d’Annemasse

http://www.chateau-rouge.net/


LE LIEU

Château Rouge s’est imposé en vingt ans comme pôle du spectacle vivant du Genevois haut-savoyard et lien culturel transfrontalier franco-suisse.

La multiplicité des propositions artistiques dans toutes les disciplines, les actions culturelles tout au long des saisons, notamment auprès du jeune public, l’ouverture à la création contemporaine comme la défense du répertoire, le soutien aux pratiques amateurs, ont réuni un large public et conduit la Ville à doter la grande salle de nouveaux espaces.
Ce renouveau a été celui de tous les passages, de tous les croisements, de tous les métissages, de toutes les curiosités, de tous les questionnements de l’art sur le monde et l’humanité. Il l’est par la chaleur de l’accueil, la qualité de l’écoute et par la présence de l’artiste invité à chercher, à créer, à montrer.

Après trois ans de travaux et une crise sanitaire, Château Rouge rouvre ses portes ! La nouvelle grande salle du théâtre sera inaugurée en septembre prochain. Elle offrira une grande capacité d’accueil et des possibilités techniques innovantes, à la pointe des nouvelles technologies.




©Emmanuelle Nemoz


ÉDITO

« Avec ses quatre salles qui lui permettent de développer un projet artistique singulier, Château Rouge occupe une place à part dans le paysage culturel franco-suisse. L’établissement conjugue des activités de création et de diffusion qui relèvent tout autant d’un théâtre pluridisciplinaire que d’une scène de musiques actuelles.
Après trois années de travaux qui auront constitué une aventure hors norme, Château Rouge inaugurera sa nouvelle grande salle en septembre 2021.
Bâti en plusieurs phases de 1981 à 2007, le complexe de Château Rouge disposait d’un ensemble de salles aux usages différents (grande salle, salle de concert, club café, Petit théâtre).
Ce projet de restructuration de l’espace le plus ancien -la grande salle- évoluait rapidement vers un processus de reconstruction substituant ainsi l’intégralité de la grande salle par un bâtiment totalement neuf pour offrir aux publics et aux artistes un nouvel équipement contemporain capable d’accueillir toutes les formes de spectacles.
Cette aventure hors norme fut un véritable défi qui consista à mener ce chantier tout en maintenant l’exploitation de spectacles, l’accueil du public, des artistes, dans les autres salles du complexe.
Cette aventure s’achève et augure d’un avenir prometteur.
Avec ce nouvel équipement qui offre une belle capacité d’accueil (1000 – 1500 places), un grand plateau (530 m2) équipé des technologies les plus récentes, Château Rouge se voit doté d’un outil performant capable de répondre aux spectacles les plus exigeants.
Au-delà des potentialités de l’outil, c’est la philosophie même de Château Rouge qui est confortée car il s’agit bien de mettre en partage avec les artistes, cet outil de travail à l’occasion d’accueil de concerts, de spectacles de théâtre, de danse, mais aussi de ralentir notre rapport au temps pour s’offrir celui de l’inspiration et de la création.
Château Rouge continuera à être ce lieu de mise en partage, cette maison dans laquelle on revient toujours. »

Frédéric Tovany, directeur
mai 2021


FICHE TECHNIQUE


SPECTACLES DE LA SAISON 2021/2022


We wear our wheels with pride and slap your streets with colors & we said « bonjour » to Satan in 1820


©Jérôme Seron

Robyn Orlin, figure majeure de la scène artistique internationale, a longtemps été considérée comme l’enfant terrible de la danse sud-africaine.
Cette création virevoltante est fondée sur un souvenir d’enfance en Afrique du Sud. La chorégraphe rend hommage aux conducteurs de taxis-vélos, les rickshaws zoulous, véhicules décorés, tenues multicolores et coiffes grandioses à cornes de vache. Derrière cette façade se cachent des conditions de vie déplorables que dénoncent Robyn Orlin.
La chorégraphie révèle en filigrane des rapports de domination non résolus remontant à l’époque de l’apartheid. La souffrance, l’ironie, la beauté et la dignité traversent cette oeuvre forte, monument dédié à ces travailleurs noirs.
Portée par cette forme d’activisme artistique, Robyn Orlin réalise ici une fresque chorégraphique qui irradie de ses convictions.

Création le samedi 13 novembre


Le conte des contes


©Laure N Pasche

Omar Porras s’empare de l’héritage de plusieurs siècles de tradition orale et restitue avec délice des fables recueillies dans les tavernes et les rues de l’Italie du XVIIème siècle.

L’univers du conte est pour lui un terrain de jeux idéal dans lequel son goût du baroque et des émotions fortes s’exprime pleinement.

Raconter ou écouter un conte, quel moment exaltant ! Se laisser entraîner par le vertige de l’imagination, s’engager sur le chemin de l’inconnu, se risquer à rencontrer son « âme nue » dans la forêt obscure de « soi-même ». S’aventurer dans les contrées du conte, c’est peut-être aussi l’acceptation d’une renaissance de l’âge de l’innocence. À la différence des mythes et des légendes, les contes sont proches de notre quotidien. Ces héros désœuvrés, ces femmes amoureuses, ces êtres égoïstes, timides, ambitieux, paresseux ou maladroits… ils parlent de nous, nous réinventent, nous révèlent ; ils chantent nos vies, nos désirs ; ils excitent notre fantaisie, nous ramènent à la source même de nos émotions pour mieux éveiller l’enfant rêveur qui sommeille en nous.

Revisitant d’anciennes versions de contes célèbres, la pièce entraîne le public dans un pèlerinage initiatique et facétieux. Les sept comédiens-musiciens nous embarquent dans cette fresque malicieuse et jubilatoire. Un récit où l’on croise des ogres et des princes et où se révèlent aussi bien les plus grandes bassesses de l’homme que la suprême élégance de son cœur.
Un univers dans lequel les grands méchants ne sont pas forcément ceux que l’on croit…