Centre dramatique national de Tours
direction Jacques Vincey

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LE THÉÂTRE OLYMPIA

« Je souhaite inscrire mon parcours d’artiste dans un projet plus large, qui s’enracine dans un territoire et s’envisage dans la durée. Le Théâtre Olympia doit être le centre d’une effervescence artistique et culturelle qui contribuera à l’élargissement de son public et confortera son rayonnement national. Pour cela, je permettrai à une nouvelle génération de créateurs et de spectateurs de s’engouffrer dans cette fabrique de théâtre et de recomposer son identité. Je veillerai à entretenir et construire les passerelles entre créateurs et spectateurs dans le souci constant de les réunir dans une exigence commune. Le CDNT doit être un lieu de partage et d’ouverture favorisant la circulation de points de vue, d’idées et d’émotions. Le métissage des générations et des esthétiques y sera revendiqué comme une composante du processus créatif et comme une source de réflexion féconde et joyeuse. L’activité du Centre dramatique sera marquée par les créations qui ponctueront chaque saison. La programmation des spectacles accueillis se fera en écho à ces créations, avec la préoccupation de relier les différentes propositions par une architecture souterraine dans laquelle chaque spectateur pourra se frayer son chemin au gré de sa curiosité et de sa sensibilité. Par l’audace de nos créations, l’éclectisme de la programmation et l’ouverture régulière à des formes conviviales et atypiques, nous veillerons à déplacer les attentes du public pour maintenir son intérêt en alerte. Mon projet repose sur des valeurs d’ouverture, de partage, de polarisation des talents, de circulation des énergies et de mise en réseau des moyens. Le T° sera une maison « habitée » par des artistes. Il sera le cœur d’un foisonnement productif qui irriguera le territoire pour toucher de nouveaux publics. Il imprimera son battement artistique et culturel à sa ville, son département, sa région. Il s’imposera sur le territoire national comme un théâtre en phase avec le monde et son époque. »
Jacques Vincey – Directeur du T°

JACQUES VINCEY

Jacques Vincey©MariePétryDepuis début 2014, il est à la direction du CDN de Tours. Son projet pour le lieu revendique le métissage des générations et des esthétiques. Il inaugure la saison 2014 / 15 avec sa création Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowitcz. En juin 2014, il met en scène Und de Howard Barker, inédit en français, avec Natalie Dessay. En 2016, il crée La Dispute de Marivaux avec l’équipe du Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire. En 2017, il crée Le Marchand de Venise (Business in Venice) d’après William Shakespeare. Il y joue le rôle de Shylock. En avril 2018, il met en scène Le Songe d’une nuit d’été de Benjamin Britten à l’Opéra de Tours, sous la baguette de Benjamin Pionnier. Il propose aussi une version de La Réunification des deux Corées de Joël Pommerat en version anglaise. Enfin, en 2019, il crée sous deux formes l’Ile des Esclaves de Marivaux en version foraine et version salle.


L’ENSEMBLE ARTISTIQUE DU T°

Depuis son arrivée à la direction du centre dramatique en 2014, Jacques Vincey affirme le choix du partage de l’outil de création qu’est le théâtre Olympia avec de jeunes artistes.
Il a ainsi constitué, autour de lui, un ensemble artistique composé des cinq comédien.ne.s du Jeune Théâtre en Région Centre- Val de Loire (dispositif d’insertion professionnelle devenu exemplaire en France), et de deux artistes associés en début de parcours.
Pour les deux prochaines saisons, le Théâtre Olympia accueille non plus deux mais trois nouveaux artistes associés : le binôme Camille Dagen et Emma Depoid (Animal Architecte), et Eddy D’aranjo, tous les trois sortis de l’école du Théâtre national de Strasbourg.
Avant eux Mathilde Delahaye et Vanasay Khamphommala (de 2018 à 2020), Alexis Armengol et Caroline Guiela-Nguyen (en 2014/15 et 2015/16), et Mohamed El Khatib et Bérangère Vantusso (en 2016/17 et 2017/18) ont chacun.e marqué les saisons du T°.
Espace d’échange et de collaboration, l’ensemble artistique conjugue réflexion partagée et trajectoires individuelles. Les créations, les activités de formation, les laboratoires de recherche et de réflexion sont autant d’occasions de renouveler les partenariats artistiques, de confronter les pratiques et les points de vue, de développer les échanges et le croisement des esthétiques, et d’accompagner sur le long terme l’éclosion de voix singulières.

SAISON 2021/2022


WET° 5 – FESTIVAL JEUNE CRÉATION

23 > 25 septembre 2021

Programmation portée par les comédien.ne.s de l’ensemble artistique du T°, en complicité avec la direction du CDN :
La Fabriques des Idoles Mégasuperthéâtre
Huitième Jour La Mob à Sisyphe
Maryvonne Collectif Nouvelle Hydre
Suzette Project Daddy Cie !
Women Of Troy Royal District Theatre
Vie et mort d’un chien traduit du danois par Niels Nielsen Compagnie du 1er août
Monuments Hystériques Compagnie Lapsus Chevelü
Le Gang Compagnie La Lanterne
Mamma, sono tanto felice Anne Knosp et Raphaël Bocobza
+ un spectacle surprise… (révélation le 31 août !)

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©Marie Petry

CRÉATION DE JACQUES VINCEY

Grammaire des mammifères
3 > 13 novembre 2021

NOTE D’INTENTION

Grammaire des mammifères est une pièce chorale qui explose les codes de représentation. Un rituel dionysiaque, joyeux et impudent, qui met à nu les personnages que nous composons sur le « grand théâtre du monde ». Une bombe à fragmentation qui pulvérise nos conditionnements sociaux, affectifs, sexuels… Un exorcisme verbal, jubilatoire et sauvage.

Les mots de William Pellier traquent la conscience sous le masque, révèlent la viande sous la peau. Libido et pulsions primaires composent un kaléidoscope de situations et d’éclats de vie qui se combinent dans une logique aléatoire et vertigineuse. La parole précipite les interprètes dans une frénésie impossible à circonscrire dans les règles cohérentes d’une grammaire commune. Les comportements des mammifères de cette comédie humaine sont déterminés par des principes qui leur échappent. La prolifération des histoires individuelles saborde la construction d’un récit commun au profit d’une révélation de notre humanité à cru.
Grammaire des mammifères est un manifeste théâtral, sans dogmatisme ni visée morale. Le texte est un matériau brut, écrit pour être dit, proféré. C’est une machine à jouer où la parole circule comme sur un terrain de foot : s’adapter et réagir dans l’instant oblige les « joueurs » à combiner instinct et virtuosité, maîtrise et lâcher prise. La personne transparait régulièrement sous le personnage pour injecter des bribes de sa « vraie » vie dans les fictions qui s’élaborent provisoirement, puis s’évanouissent. Le cadre est précis mais l’improvisation constante. Le texte est un paysage qui ne se révèle que lorsqu’on s’y aventure corps et âme, dans la puissance et la fragilité de l’instant présent. Pas de clés, de codes, de méthode : il faut inventer ses propres outils pour s’approprier cette écriture.
Ce spectacle m’entraine sur un terrain inconnu, dangereux et excitant. Je m’y aventure avec les huit jeunes comédien.ne.s de la troupe de l’Ensemble artistique du T°. Nous empoignerons cette matière théâtrale qui prend racine dans les modes de représentation du XXéme siècle pour les mettre en crise à l’orée du XXIéme. Nous combinerons l’insolence des premiers gestes à la force de l’expérience. La structure interne de ce texte-partition sera soutenue par son organisation plastique, chorégraphique et musicale. Thomas Lebrun* et Vanasay Khamphommala* m’aideront à révéler les lignes de forces souterraines de cette grammaire à laquelle les acteurs-mammifères viendront se frotter comme aux barreaux d’une cage à faire éclater.
Jacques Vincey
* Thomas Lebrun est chorégraphe et directeur du CCN de Tours
* Vanasay Khamphommala est dramaturge, metteur en scène et performeur. Il est également chanteuse.

PRODUCTION-DISTRIBUTION

Texte William Pellier
Mise en scène Jacques Vincey
En complicité avec Vanasay Khamphommala, dramaturge et chanteuse
Chorégraphe Thomas Lebrun
Avec 8 comédien.ne.s de l’ensemble artistique du T° Garance Degos, Tamara Lipszyc, Hugo Kuchel… distribution en cours
Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
Création lumières Diane Guérin
Création sonore Alexandre Meyer et Frédéric Minière
Création costumes Céline Perrigon
Assistanat mise en scène Blanche Adilon Lonardoni

Durée : 2h
Production Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia
Avec la participation du dispositif Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire
Coproduction CCNT – Centre Chorégraphique National de Tours, recherche de partenaires en cours

DOSSIER DE PRESSE

CALENDRIER

3 > 13 novembre 2021 au Théâtre Olympia – CDN de Tours
1er > 4 décembre 2021 au TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine

PHOTOS

©Christophe Raynaud de Lage


ARTISTES ASSOCIÉES : CAMILLE DAGEN ET EMMA DEPOID / ANIMAL ARCHITECTE

Durée d’exposition 24 > 27 novembre 2021

Avec Durée d’exposition, le passage de l’acte photographique à la représentation théâtrale révèle d’étranges similitudes, et permet, non sans humour, de se réconcilier avec l’existence…

Bandes 1 > 4 décembre 2021

En questionnant les mouvements dadaïstes, punks ou situationnistes, Animal Architecte recourt au pas de côté pour raconter une histoire secrète du vingtième siècle.


©Jean-Louis Fernandez / Bandes

MUSIQUES-FICTIONS

Dispositif sonore électronique spatialisé, commande Ircam-Centre Pompidou
Du 28 janvier au 18 février 2022

N°1. Naissance d’un pont de Maylis de Kerangal
Daniele Ghisi : musique et réalisation
Jacques Vincey : direction d’acteurs, adaptation et réalisation
durée 1h40

N°2. L’autre fille d’Annie Ernaux
Aurélien Dumont : composition
durée 40 mn

N°3. Bacchantes de Céilne Minard
Olivier Pasquet : musique et réalisation
durée 1h

N°4. Nostalgie 2175 d’Anja Hilling
Jean-Claude Berutti et Silvia Berutti-Ronelt : traduction
Núria Giménez-Comas : composition et réalisation
Anne Monfort : adaptation
durée 1h

N°5. La Compagnie des Spectres de Lydie Salvayre
Florence Baschet : musique
Anne-Laure Liégeois : adaptation
durée 50 min

N°6. Un Pas de chat sauvage de Marie Ndiaye
Gérard Pesson : musique
David Lescot : adaptation
durée 50 mn

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ARTISTE ASSOCIÉ : EDDY D’ARANJO

Après Jean-Luc Godard – Je me laisse envahir par le Vietnam

Le cinéma de Jean-Luc Godard a bouleversé les codes narratifs, d’abord en montrant une jeunesse alors absente des écrans, avec sa façon d’être, de bouger, de parler – nouvelle vague du sentiment, et nouvelle génération d’acteurs et d’actrices. Le cinéaste se passionnera ensuite pour la politique, demandant à l’art de devancer le changement radical du monde, si férocement espéré, avant de se replier vers la méditation inquiète des signes et de l’histoire. À quatre-vingt dix ans passés, et après plus de cent films, il ne cesse, aujourd’hui encore, de lutter contre la standardisation des récits et des images, contre l’endormissement, surtout, de la sensibilité et de la pensée. Comment cet héritage, si libre et si plein de fantômes, peut-il s’inscrire et se continuer au théâtre ? Faisant le pari de s’émanciper de Godard sans rien en rejeter, Eddy D’aranjo invente avec son équipe une forme dévoilée alliant fiction et documentaire, littérature, performance et mise à jour du processus de création. Sans renoncer ni au lyrisme ni à la beauté, la volonté de perturber le cadre de la représentation y rejoint la nécessité de rendre visible la part négative du réel, sa brutalité contemporaine et historique. Un spectacle mélancolique et délicat, attentif au soin que requièrent le passé, les souvenirs, les morts aimés et les spectres de la grande politique.

CALENDRIER

10 > 20 mars 2022 – La Commune – CDN d’Aubervilliers
4 > 19 avril 2022 – Théâtre de la Cité internationale, Paris

PHOTOS

©Willy Vainqueur


WET° 6 – FESTIVAL JEUNE CRÉATION

25 > 27 mars 2022

MANIFESTE WET°

Le WET° est un festival de jeune création porté par de jeunes créateurs. Le WET° accompagne les prémices et les promesses. Le WET° ouvre à l’inédit, à l’audacieux, au fragile.

> Le festival WET° (Week-End T°) est programmé chaque année, en complicité avec la direction du CDN de Tours – Théâtre Olympia, par les cinq comédien·ne·s, les deux technicien·ne·s et l’attachée de production de l’ensemble artistique. Chaque édition est à l’image de nos aspirations, de nos enthousiasmes, de nos interrogations et se veut résolument subjective.

> Chaque édition du festival WET° présente une dizaine de propositions dans plusieurs lieux de la Métropole tourangelle et cherche à être le reflet de l’éclectisme de la jeune création. Ces spectacles peuvent avoir été créés en France, en Europe, ou ailleurs.

> Les équipes accueillies au WET° sont au début de leurs parcours. Pour certaines, le WET° représente leur première grande exposition aux publics et aux professionnels. Une trop grande exposition, surtout mouillée, peut exposer à des coups de soleil : nous essayons de faire des choix que nous estimons intervenir au bon moment, et qui ne fragiliseront pas les équipes. Les perspectives de prolongement, d’approfondissement et d’épanouissement de leur démarche artistique sont des éléments essentiels de nos choix.

> Les limites du festival WET° peuvent être le coût d’un spectacle, la taille d’une scénographie, la durée d’un spectacle. Nous veillons cependant chaque année à ce que le coût d’un spectacle, la taille d’une scénographie ou la durée d’un spectacle ne représentent pas les limites du festival WET°.

> Le festival WET° n’est pas constitué uniquement de sa programmation : il est aussi un lieu de rencontres entre les spectateurs, les artistes, et les professionnels. Il est un temps de découvertes, de fêtes, et de bienveillance.

L’équipe de programmation étant renouvelée régulièrement, toutes les propositions énoncées ci-dessus pourront être remises en question à chaque nouvelle édition.

Les comédien·ne·s de l’ensemble artistique du T°

Découvrir la programmation ici

©Gabriela Cais Burdmann


LES SERPENTS

Romancière multiprimée, Marie NDiaye crée des histoires à la lisière du fantastique, explorant des situations aussi troublantes que ses personnages. Directeur du Théâtre Olympia ­ CDN de Tours, Jacques Vincey met en scène Les Serpents, envoûtante partition de dialogues ciselés qui diffuse insidieusement une peur souterraine…

Autour d’une mère nécessiteuse venue frapper à la porte de son fils se greffent les demandes et les attentes des deux autres femmes. Cet homme silencieux retient ses enfants auprès de lui et ne laisse entrer personne.

Les Serpents relève autant du fait­divers sordide que du conte mythologique. Des sensations concrètes, triviales parfois, y suintent jusqu’à excéder la réalité, et s’infiltrer dans les recoins les plus secrets de l’inconscient.

DISTRIBUTION

texte Marie NDiaye
mise en scène Jacques Vincey
dramaturgie et assistanat Pierre Lesquelen
scénographie Mathieu Lorry­Dupuy
lumières Marie­Christine Soma, assistée de Juliette Besançon
son et musique Alexandre Meyer et Frédéric Minière
costumes Olga Karpinsky
perruques et maquillage Cécile Kretschmar
avec Hélène Alexandridis (Mme DISS), Bénédicte Cerutti (Nancy), Tiphaine Raffier (France)

Durée 1h45

PRODUCTION

production Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia
coproduction Théâtre National de Strasbourg ,Théâtre des Îlets – Centre dramatique national de Montluçon
Les Serpents est publié aux Éditions de Minuit

DOSSIER DE PRESSE

TOURNÉE

19 › 23 avril Théâtre des Quartiers d’Ivry – CDN du Val­de­Marne
27 avril › 5 mai Théâtre National de Strasbourg

PHOTOS

©Christophe Raynaud de Lage